Copropriété de six lots, campagne de toiture zinc. Le point que j’ai apprécié : le relevé fait sur place et pas d’après les photos que le syndic avait envoyées. Le rendu du rapport a pris plus de temps que prévu, mais il était complet.
J., Paris 9ᵉ

Ce que vous obtenez
La pose Velux est le nom sous lequel presque tout le monde cherche ce travail, du nom du fabricant le plus répandu. Une fenêtre de toit ne se juge pas au modèle, elle se juge à son raccord. Sur une nappe de zinc, c’est un ouvrage de pliage complet autour du cadre, et c’est lui qui décide si l’installation tiendra vingt ans ou coulera au deuxième hiver.
L’ouvrage au centre de cette prestation
Une pièce rapportée qui vient recouvrir le haut de l’ouvrage situé en dessous, et rejeter l’eau vers l’extérieur. Elle coiffe un solin, le bas d’une joue de lucarne, l’about d’un appui. Son bord inférieur est légèrement roulé pour que la goutte tombe au lieu de revenir.
Quand il lâche : Elle se voile ou se relève, et l’eau repasse par-dessous. Comme elle est petite et haut placée, elle est presque toujours oubliée dans un devis rédigé sans être monté : c’est un bon test de sérieux à poser à l’entreprise qui vous chiffre.
Les trois situations
Un mot sur le vocabulaire, parce qu’il brouille les devis : une pose Velux et une pose de fenêtre de toit désignent le même travail. Velux est un fabricant, pas une technique, et deux devis qui n’emploient pas le même mot peuvent porter sur des châssis de gammes très différentes. Demandez la référence exacte du châssis, pas la marque.
Une fenêtre de toit posée coûte entre 600 et 2 000 €, fourniture et pose comprises, pour un modèle courant. La fourchette est large parce qu’elle recouvre trois choses très différentes : le modèle lui-même, le raccord d’étanchéité, et l’état du support une fois le passage ouvert.
Sur un comble parisien, c’est presque toujours le raccord qui fait la différence de prix entre deux devis. Sur une couverture en tuiles, le kit du fabricant convient. Sur une nappe de zinc, il faut façonner : une bavette en partie haute, deux solins latéraux, un larmier en partie basse, le tout plié pour épouser le cadre. C’est une demi-journée de travail de zinguerie, et elle doit apparaître sur le devis.
| Poste | Fourchette |
|---|---|
| Fenêtre de toit posée, modèle courant | 600 à 2 000 € |
| Raccord d’étanchéité façonné en zinc | chiffré à part sur un toit de zinc |
| Reprise du support si dégradé | avenant, après ouverture du passage |
| Échafaudage ou nacelle si l’accès l’exige | 20 à 70 € / m² d’échafaudage |
C’est le point qu’on découvre trop tard, et il coûte cher quand la fenêtre est déjà commandée.
Dans le périmètre du plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais, les dimensions des châssis de toit sont fixées : 0,80 × 1,00 m en règle générale, et 0,55 × 0,80 m sur les immeubles de type A. Le même document ferme la liste des matériaux de couverture autorisés, tuile plate dite « vieux Paris », ardoise, zinc, cuivre, plomb, et interdit de modifier le volume du toit.
Hors secteur de ce type, le plan local d’urbanisme de Paris encadre les adjonctions en toiture : son passage sur le couronnement et la couverture précise que « l’adjonction ou la suppression de parties de constructions (lucarnes, prolongements de façades, vérandas…) ne peut être autorisée que dans la mesure où elles s’intègrent de façon harmonieuse dans la composition d’ensemble ». C’est une règle d’appréciation, donc une règle qui se vérifie en amont auprès du service d’urbanisme, jamais après.
En copropriété, une fenêtre de toit n’est pas une décision individuelle
Percer la toiture, c’est intervenir sur une partie commune, et modifier l’aspect extérieur de l’immeuble. Cela suppose une autorisation de l’assemblée générale. L’ANIL classe les travaux d’addition d’un élément nouveau à la majorité de l’article 25, distincte de la majorité simple qui suffit pour l’entretien courant.
Un comble parisien classique a deux pentes. Le brisis est la partie basse, raide, presque verticale, celle qu’on voit depuis la rue. Le terrasson est la partie haute, beaucoup plus plate, invisible d’en bas. Les deux se rejoignent sur une ligne de bris.
Cette géométrie décide de tout. Une fenêtre posée dans le brisis est visible depuis la rue, donc soumise à l’appréciation d’aspect extérieur, mais son inclinaison raide évacue bien l’eau. Une fenêtre posée dans le terrasson est invisible, mais la faible pente y rend le raccord bien plus exigeant : c’est là que se produisent la plupart des désordres qu’on nous appelle à reprendre.
Le périmètre
Dire ce qu’on ne fait pas vaut mieux que le découvrir au moment du chantier. Les lignes de droite se chiffrent à part, ou relèvent d’un autre métier.
Le déroulé
Le chemin est le même pour toutes nos prestations, et il ne saute jamais la montée sur le toit.

Une tache au plafond du dernier étage, une plaque de zinc retrouvée dans la cour, un devis que vous n’arrivez pas à lire. Vous n’avez pas à savoir nommer l’ouvrage en cause : c’est notre travail, et c’est même la première chose qu’on vous rendra.
On monte, on relève l’état de la nappe, des joints et de tous les points où l’eau change de direction. Un toit parisien se juge à ses raccords, pas à sa surface : un relevé fait depuis la cour ou d’après photos n’en est pas un.
Chaque ouvrage a sa ligne, avec son nom de métier et ce qu’il recouvre. L’accès, l’échafaudage et l’évacuation sont chiffrés à part. Un devis d’un seul montant ne se compare avec rien, et en copropriété, il ne se présente pas en assemblée.
La réception est signée. C’est elle qui fait courir les garanties, à commencer par la décennale, le lendemain. En copropriété, c’est aussi la pièce que le syndic conserve au dossier de l’immeuble.
Exemples de projets
Des ouvrages du même ordre que celui dont il est question ici, vus de près.



Ce qu’en disent les clients
Avis laissés par des particuliers et des copropriétaires d’Île-de-France après un chantier de couverture.
Copropriété de six lots, campagne de toiture zinc. Le point que j’ai apprécié : le relevé fait sur place et pas d’après les photos que le syndic avait envoyées. Le rendu du rapport a pris plus de temps que prévu, mais il était complet.
J., Paris 9ᵉ
Secteur protégé, donc dossier à monter avant de commencer. On m’a expliqué pourquoi l’ardoise pouvait être imposée ici et pourquoi le délai d’instruction n’était pas le même qu’ailleurs. Je m’attendais à devoir le découvrir tout seul.
H., Versailles
Le chéneau derrière la corniche fuyait depuis des mois sans que personne ne comprenne d’où venait l’humidité dans le mur. Le mot « chéneau encaissé » je ne le connaissais pas avant. Maintenant je sais lire cette ligne sur un devis, et c’est déjà beaucoup.
A., Paris 15ᵉ
Qui monte sur le toit
Le chantier est confié à une entreprise de couverture installée en Île-de-France, sélectionnée sur des critères que vous pouvez vérifier vous-même, et que vous pouvez exiger de n’importe quelle autre entreprise, y compris de celles qui vous ont déjà répondu.

L’aménagement de comble est demandé partout, mais pas pour les mêmes raisons selon le secteur. Voici où nous nous déplaçons le plus souvent pour ce travail.
Questions fréquentes
Pas nécessairement, et c’est même rarement le cas. Neuf fois sur dix, l’eau ne passe pas par la fenêtre mais par le raccord qui l’entoure : une bavette voilée en partie haute, un solin latéral qui s’est décollé, un larmier écrasé en partie basse. Ces trois ouvrages se reprennent sans toucher au châssis. Le relevé sur place permet de trancher, et il coûte moins cher qu’un remplacement décidé à l’aveugle. Chantier chiffré après visite.
Le travail lui-même se fait en une journée dans le cas courant, raccord compris. Ce qui prend du temps, c’est ce qu’il y a autour : l’autorisation d’urbanisme, dont le délai d’instruction est d’un mois et passe à deux mois en secteur protégé, et le cas échéant le vote en assemblée générale. Nous ne donnons pas de délai global, parce qu’il dépend de démarches qui ne sont pas les nôtres.
Non, chaque modèle a sa plage de pente admissible, et c’est le fabricant qui la fixe. Sur un comble parisien, la question se pose surtout pour le terrasson, la partie haute et plate du toit, où la pente peut descendre en dessous de ce que la plupart des modèles acceptent. C’est une des premières choses qu’on mesure à la visite, avant même de parler de prix.
Pas en elle-même : les aides à la rénovation énergétique portent sur l’isolation, pas sur les ouvertures de toiture. En revanche, si vous isolez les rampants à cette occasion, c’est la partie isolation qui devient éligible, avec ses conditions propres, et elle bénéficie du taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu de 10 %. L’entreprise doit alors être reconnue garante de l’environnement : c’est une condition de l’aide, que nous vous expliquons sans nous l’attribuer.
Faire chiffrer
Dites-nous l’étage, la pente approximative et ce que vous voyez du support depuis l’intérieur. Nous revenons vers vous pour convenir d’une visite du comble.

Vous préférez écrire ? contact@couvreurs-paris.fr